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La PlayStation qui avait juste besoin d’un coton-tige

Vendue comme une console qui « ne reconnaît pas les disques », cette SCPH-9001 a fait rouler tous les jeux que je lui ai donnés. Un CD audio un peu lent, un coup de coton-tige sur la lentille et un bain de savon plus tard, elle est de retour en service.

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Celle-là est arrivée en paire. Un vendeur de Langley, en Colombie-Britannique, avait deux PlayStation annoncées pour pièces, alors j’ai pris les deux avec la livraison combinée. L’annonce de celle-ci disait exactement ceci : « system is for parts/repair, doesn’t recognize disks ». Pas de câbles, pas de manette, juste la console.

La SCPH-9001, c’est la dernière des grosses PlayStation grises, celle de 1999. Sony avait retiré le port parallèle à l’arrière, mais elle a aussi le laser le plus récent de toute la lignée des PS1 « fat », et ceux-là vieillissent mieux que les premiers. « Ne lit pas les disques », c’est la plainte numéro un sur une PS1 de cet âge, et ça peut vouloir dire n’importe quoi, d’une trace de doigt sur la lentille à un laser fini. À 37,50 $ livrée, je me suis dit que ça valait la chance.

Premier test, avant de toucher à quoi que ce soit

Je n’ouvre jamais une console avant d’avoir vu ce qu’elle fait réellement. Donc : fil d’alimentation en huit, câble composite, une manette, et les disques avec lesquels je teste toutes les PlayStation qui passent ici.

Un CD audio en premier, parce que le lecteur CD, c’est la chose la plus douce qu’une PS1 peut faire. Il a joué. Le chargement était un peu lent, une seconde ou deux d’hésitation avant que la liste des pistes apparaisse, mais il a joué. Ensuite, Legend of Dragoon. Le jeu a démarré, tournait bien, c’était beau à voir. Puis Final Fantasy IX, et j’ai chargé une sauvegarde de ma carte mémoire pour tester les deux fentes en même temps. Les deux fentes fonctionnent, le jeu aussi.

Jusque-là, le seul problème d’une console vendue comme « ne reconnaît pas les disques », c’était un CD audio un peu lent. Je n’ai aucune idée de ce que le vendeur a essayé. Peut-être un disque rayé, peut-être une copie gravée, peut-être une lentille qui allait plus mal chez lui que chez moi. L’annonce était honnête sur ce qu’il a vu. C’est juste que moi, je n’ai pas vu la même chose.

Nettoyer la lentille

Un CD audio lent, ça reste un indice. Le laser doit trouver la table des matières du disque avant que quoi que ce soit se passe, et une lentille poussiéreuse rallonge cette recherche. J’ai donc fait la réparation la moins chère qui existe : un coton-tige, un peu d’alcool isopropylique, et un seul passage doux sur la lentille, couvercle ouvert. Sans forcer. La lentille repose sur une petite suspension et n’aime pas qu’on appuie dessus.

Ensuite, le CD audio de nouveau. Cette fois, il a chargé comme une PS1 normale, sans hésiter. J’ai aussi mis mon bon vieux Final Fantasy Tactics, un jeu que j’adore, et il a tourné sans un seul saut.

L’ouverture

Le lecteur se comportait bien, alors le reste du travail était cosmétique, et ce boîtier en avait besoin. Jauni, sale dans les joints, avec un rectangle foncé de résidu de collant sur le couvercle. Six vis Phillips en dessous et la coque du dessus se soulève d’un coup. Rien n’est collé sur une PS1.

À l’intérieur, surprise : c’était propre. Pas impeccable, mais rien à voir avec ce que l’extérieur laissait croire. Le lecteur, l’alimentation, les nappes, tout était en ordre.

Couvercle enlevé. L’alimentation à gauche, le lecteur à droite, et bien moins de poussière que le boîtier le laissait croire.
Couvercle enlevé. L’alimentation à gauche, le lecteur à droite, et bien moins de poussière que le boîtier le laissait croire.

J’ai sorti la carte mère pour regarder les deux côtés. C’est une carte PU-23, la révision qu’on s’attend à trouver dans une 9001. Le dessus était très propre. Le dessous avait quelques petites taches mates, quelque chose qui avait séché là, rien de grave. La carte d’alimentation sur le côté, même histoire : un peu de poussière, rien d’inquiétant.

La carte d’alimentation, sortie du boîtier. Poussiéreuse, rien de plus.
La carte d’alimentation, sortie du boîtier. Poussiéreuse, rien de plus.

Le bain

Les cartes d’abord : alcool isopropylique des deux côtés, puis un bon séchage. Le dessous est ressorti comme s’il sortait de l’usine.

Ensuite, le boîtier. Tous les morceaux de plastique sont allés dans de l’eau chaude avec du savon à vaisselle Dawn. Pas bouillante, juste de l’eau chaude du robinet. Un bon trempage, un rinçage, et tout étendu pour sécher complètement. Le résidu de collant est parti dans le même bain. Le jaunissement, lui, non, parce que le savon ne règle pas ça. C’est un travail de retrobright pour une autre fois, si je m’en donne la peine un jour.

La carte mère après son coup d’alcool.
La carte mère après son coup d’alcool.

Remontage

Tout est retourné dans l’ordre où c’était sorti. Vis en place, on allume, disque dedans. Parfait.

Verdict pour une console vendue comme ne reconnaissant pas les disques : une lentille sale et un boîtier sale. Zéro pièce, un coton-tige, et une petite machine qui a la couenne dure et qui lit maintenant tout ce que je possède. Elle s’en va à vendre, et comme toutes les consoles de ce blogue, ce qu’elle rapporte va dans la cagnotte pour le Japon.